Diffuseurs et réflecteurs : des aides indispensables aux flashs externes

0 par Jean-François Landry

Cet article a été publié dans notre édition de février/mars 2015. Il fait partie, comme tant d’autres, des archives numériques de Photo Solution dont l’accès et gratuit et illimité pour nos abonnés! Pour plus de détails sur nos abonnements et pour accéder aux archives numériques, c’est par ici!

L’utilisation d’un flash externe règle plusieurs problèmes d’exposition,mais il peut subsister certains irritants : une ombre chinoise persistante et, après quelques déclenchements, des modèles qui sentent le besoin de porter des lunettes de soleil dans le salon. Il existe par contre une foule d’accessoires qui permettent d’occulter ces petites lacunes.

Flash direct

Diffuseur

Rogue FlashBender

Gary Fong Collapsible Lightsphere

DIFFUSEURS
Un diffuseur, c’est un accessoire translucide qui s’installe entre la source et le sujet. Son but est de diminuer les contrastes apportés par la source de lumière; il adoucit l’éclair. Les Omni-Bounce de Sto-Fen et les diffuseurs ProMaster s’installent directement sur la tête du flash, celui-ci demeurant orienté vers le sujet. Le prix de ces accessoires varie entre 18 $ et 45 $. En poussant un peu plus loin le concept de diffusion, on trouve de petites boîtes de lumière, adaptées aux flashs externes. La compagnie Interfit possède un large éventail de diffuseurs; on compte parmi ceux-ci le très professionnel Reflector/Beauty Dish, l’énigmatique Diffuser Globe et la gamme des Portabox où l’on peut choisir la taille de la surface de diffusion (22 x 16 cm ou 30 x 20 cm). Veuillez noter que cette liste n’est en rien exhaustive : l’idée s’est développée en un éclair chez quantité de manufacturiers.

Le seul point faible des diffuseurs, c’est que le flash envoie son éclair directement vers le modèle; la lumière est moins agressante, je vous l’accorde, mais l’ombre portée demeure présente (et particulièrement marquée lorsqu’on travaille à la verticale, le flash étant situé non plus sur le dessus, mais à la gauche du boîtier.)

RÉFLECTEURS
Les réflecteurs permettent de réfléchir la lumière; généralement, la tête du flash est pointée vers le plafond et une surface à angle permet de renvoyer l’éclair vers le sujet, ce qui procure maints avantages.

D’abord, la lumière vient de plus haut, ce qui projette l’ombre créée sur le sol, bien avant qu’elle n’atteigne le mur à l’arrière (il suffit de maintenir une certaine distance entre le sujet et le fond pour voir disparaître cette ombre disgracieuse.) De plus, une lumière en hauteur ajoute du volume (les lumières frontales situées près de l’axe optique ont tendance à amenuiser les volumes, ce qui donne un look « photo de passeport »).

Pour terminer, un éclair réfléchi est une lumière indirecte, donc diffuse, adoucie, enveloppante. Un simple carton blanc mat, placé à 45° au-dessus de la tête du flash qui, elle, est orientée vers le zénith, réussirait à créer cet effet; mais il existe une pléthore d’accessoires conçus en ce sens qui ont l’air plus professionnels qu’un carton collé avec du Duck Tape.

Dans cette catégorie, j’ai une affection particulière pour les FlashBender de Rogue; ceux-ci possèdent, à l’arrière, de longues tiges de métal flexibles ce qui permet d’orienter la surface selon les besoins. Mais cette inclination personnelle n’enlève rien aux ProMaster Universal Bounce Reflector ou aux incontournables accessoires d’Interfit de ce monde.

Parlant d’Interfit, je tiens à souligner la présence de deux ensembles qui gagnent en pertinence une fois la lecture de cet article terminée : un kit de six accessoires de diffusion appelé le Strobies Portrait Kit (#STR100) et une série de six outils de réflexion qui a pour nom Strobies Bounce kit (#STR109). Rappelez-vous : plus la surface de réflexion est grande, plus la lumière réfléchie couvrira uniformément la surface photographiée.

Le flash direct, sans aucun accessoire, crée l’image la plus contrastée, la plus « dure » du lot; les hautes et les basses lumières sont très franches et les détails ne se ramassent pas à la pelle. Il est facile de constater qu’avec le simple ajout d’un diffuseur, le contraste s’adoucit et l’image semble un peu plus naturelle. Lorsqu’on ajoute un réflecteur, la lumière provenant de plus haut, c’est à l’ombre portée de s’estomper, quitte à disparaître… si la distance entre le mur et le sujet le permet!

À LA FOIS DIFFUSEUR ET RÉFLECTEUR
Il m’est impossible de passer sous silence le Lightsphere Collapsible de Gary Fong. Maintenant à sa cinquième génération, le Lightsphere impressionne par la douceur de son éclairage. Le silicone qui le forme semble absorber la lumière émise par le flash avant de la diffuser, un peu à la façon d’une lumière continue. De plus, le dôme étant translucide, il utilisera le plafond comme réflecteur, lorsque celui-ci est disponible (c’est-à-dire, assez bas pour être utilisable, soit entre 2,5 et 3,5 mètres). C’est, à mon humble opinion, la plus belle lumière de flash qu’on peut émettre.

UN GAIN EN QUALITÉ D’ÉCLAIRAGE… MAIS UNE PUISSANCE EN PERTE!
Rien n’est parfait en ce bas monde. Qui dit diffusion ou réflexion parle aussi de perte de lumière. Oui, le système d’exposition compensera pour la perte occasionnée par votre accessoire de prédilection, mais votre flash semblera moins puissant qu’à l’habitude. Pour compenser cet état de fait, il est préférable d’augmenter légèrement la sensibilité ISO. Avec des diffuseurs, il suffit de passer à 200 ISO, la perte de luminosité étant infime. Mais les réflecteurs sont plus énergivores, et la sensibilité ISO est fréquemment poussée à 400. Gary Fong recommande même l’utilisation de 800 ISO lorsqu’on installe l’un de ses Lightsphere.

En terminant, je vous propose cet énoncé : « Un flash peut émettre une lumière de qualité, lorsqu’on modifie la façon dont se propage son éclair. » Réfléchissez à cela et diffusez la bonne nouvelle!

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