Le Fingazoom de David Fabrega : au doigt et à l’œil

0 par Jean-François Landry

Il existe plus d’une façon de tenir son appareil photo. J’ai décrit celle que je préconise dans un numéro précédent, soit la paume gauche sous l’optique, pouce vers l’extérieur, et la main droite sur la poignée, l’index sur le déclencheur; c’est indubitablement la plus stable des positions lorsque le viseur de l’appareil peut être tenu à hauteur des yeux et qu’aucun accessoire de stabilisation (trépied ou monopode) n’est utilisé. Il revient au pouce et à l’index (ou au majeur) d’effectuer la rotation de la bague du zoom. Mais lorsque l’appareil doit être tenu au niveau du plexus solaire, par exemple, c’est une tout autre histoire. Et c’est à ce problème ergonomique que le Fingazoom vient s’attaquer.

Le Fingazoom est une courroie de caoutchouc noire de 32,5 cm de long, d’une largeur qui n’excède que de peu 1 cm; léger, il fait vaciller la balance autour de 18 grammes. Celui-ci s’enroule tel un boa autour de la bague du zoom et s’y maintient grâce à trois attaches (dont deux en forme de crochet); son côté légèrement élastique rend le mariage au fût de l’optique presque fusionnel. Il s’adapte à tout objectif dont le diamètre de la bague de zoom varie entre 55 et 77 mm (soit une circonférence de 18 à 26 cm). On trouve en son milieu un bident (soit une fourche à deux dents) fait de plastique rigide de couleur jaune citrin, qui permet d’y insérer le pouce et ainsi, d’actionner la bague du zoom. L’entraînement est uniforme et exempt de saccade (merci à la longueur, à la largeur et au côté « lisse » du bident).

Il est aussi possible d’installer le Fingazoom sur la bague de mise au point, sur la bague de diaphragme (pour les quelques optiques qui en possèdent encore une) et même, à la toute limite, sur la bague frontale d’un filtre polarisant; mais là, je sens que je m’égare…

Conçu pour les vidéastes de ce monde (une fois installé, il devient possible de réaliser des mouvements cinématographiques complexes à main levée, comme des zooms progressifs dans un plan panoramique ou des « vertigos »), certains photographes pourront probablement y trouver leur compte (en macrophotographie, pour ne nommer qu’un domaine…)

Facilement accessible (l’inventeur, David Fabrega, est un cinéaste canadien et l’entreprise a pignon sur rue à Montréal), on trouve déjà, ici et là, quelques revendeurs. Il demeure possible toutefois de passer une commande directement sur leur site; il vous en coûtera 25 $ l’unité, ou 40 $ la paire.

Mots-clés:

Laisser un commentaire