3 expositions à voir à l’Institut canadien de la photographie

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1 novembre 2017 à 8 h 11 min  •  Publié dans Expositions, Idées de sorties, Inspiration, Nouvelles photo par  •  0 Commentaires

© Pablo Lopez Luz, Tijuana–San Diego County III, frontière entre les États-Unis et le Mexique (détail), 2014. Collection de l’artiste. Photo : avec l’autorisation de Alejandro Cartagena

Les expositions d’automne-hiver de l’Institut canadien de la photographie prennent l’affiche le 3 novembre :

PhotoLab 3 : « entre amis »
L’Institut canadien de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada présente la troisième exposition de l’espace expérimental PhotoLab et donne carte blanche à un jeune photographe canadien : Andreas Rustkaucas. Depuis plusieurs années, Andreas Rutkauskas sillonne, le plus souvent à pieds, la frontière qui sépare le Canada des États-Unis. Il y a quarante ans, la division photographique de l’Office national du film du Canada publiait un livre d’images en hommage au centenaire de l’indépendance des États-Unis. Intitulé Between friends – Entre amis, ce livre paru en 1976 reproduit des centaines de photographies en couleur réalisées des deux côtés de la frontière américo-canadienne par un groupe de photographes commandités par l’Office. Prenant comme point de départ ce livre et recyclant certaines de ses archives conservées à l’Institut, l’exposition se poursuit jusqu’au 16 février 2018, raconte en images ce territoire frontalier de plus 8,891 kilomètres de long.

Or et argent
L’Institut canadien de la photographie présente également une exposition portant sur les espoirs, les rêves et les illusions de toute une génération d’argonautes partis chercher de l’or. Des rivières de la Californie aux monts enneigés du Yukon, l’exposition Or et Argent raconte, à travers des images fascinantes et en grande partie inédites, la ruée vers l’or amorcée en 1848 à San Francisco et celle plus tardive observée à Dawson City. Ce sont également deux grands moments dans l’histoire des images qui sont déployés : celui du règne de l’image unique sur métal, jusqu’à l’ère de l’image multiple, sur verre puis sur papier. Portraits souvenirs, images de soi, de ceux qu’on aime, photographies de propagandes et publicitaires, photographies documentaires… Toutes ces photographies étaient réalisées dans des contextes différents, mais a priori sans intention artistique. Elles se révèlent pourtant d’une grande puissance esthétique. Or et argent est organisée en partenariat avec Bibliothèque et Archives Canada. Elle a été rendue possible grâce à la donation sur les Origines de la photographie d’Archives of Modern Conflict. Jusqu’au 2 avril 2018.

Frontera : regards sur la frontière américano-mexicaine
Troisième exposition majeure de L’Institut canadien de la photographie cet automne, Frontera regroupe huit regards photographiques sur ce sujet d’actualité contemporaine qu’est la frontière entre le Mexique et les États-Unis. La frontière nord des États-Unis, qui la sépare du Canada et s’étend de l’Atlantique au Pacifique, est la plus longue frontière internationale sans surveillance. On ne peut pas en dire autant de la frontière sud des États-Unis. Régulièrement au cœur de l’actualité internationale du fait de sa situation et de ses enjeux géographiques, culturels, politiques, économiques et sociaux, la frontière entre le Mexique et les États-Unis est un lieu de tensions. Qu’est-ce qu’une frontière? Une limite, une barrière et/ou à l’inverse un passage ou bien les deux à la fois? Réalisés entre 1997 et 2015, les œuvres présentées dans Frontera ont toutes en commun de questionner la notion même de frontière, d’en chercher les limites et d’en explorer les représentations. Frontera réunit des œuvres contemporaines par des artistes internationaux dont les Mexicain Pablo Lopez Luz et Alejandro Cartagena, les Canadiens Mark Ruwedel et Geoffrey James, de l’Allemand Daniel Schwarz et de l’Américaine Kristen Luce et du Suisse Adrien Missika. Le titre de l’exposition est tiré d’une série de photographies produites en 2013 par Pablo Lopez Luz. Jusqu’au 2 avril 2018.

© Andreas Rutkauskas, Bande défrichée V, 2011, Épreuve à la gélatine argentique virée au sélénium, 51 x 61 cm, Collection de l’artiste

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