« J’achète un livre québécois » : 5 suggestions photo pour s’inspirer et découvrir

12 août 2019 à 15 h 52 min  •  Publié dans Contenu extra, Images et idées, Livres par

Aujourd’hui, c’est la journée « J’achète un livre québécois », voici quelques suggestions de lecture en lien avec la photo. Et en tant qu’éditeur indépendant, nous vous encourageons également à soutenir les libraires indépendants!


Les affluents

par Louis Perreault
96 pages, coédition Les Éditions du Renard et VU,  55 $
À partir du ruisseau Gobeil qui sillonne certaines terres des Bois-Francs, Louis Perreault entreprend la poursuite de ses affluents, sensible aux expériences que les rencontres de motifs récurrents évoquent. Le livre ne propose pas de mise en situation. Il en résulte un ouvrage où le lecteur est invité à se créer sa propre trame narrative à travers une série de photos vernaculaires qui semblent différer en style et en intention. Les images dégagent toutes, cependant, cette même atmosphère lyrique qui rend la balade douce. Un livre qui a le potentiel de plaire à la fois à l’amateur d’art actuel et à celui qui préfère une photographie plus ancrée dans le réel. L’objet est produit avec soin, ce qui contribue à nous faire apprécier encore plus ce poème visuel. Notre édition d’août/septembre publie un portfolio de Louis Perreault extrait de son livre ainsi qu’un court texte.

Gabor Szilasi. L’éloquence du quotidien
par David Harris
240 pages, Musée des beaux-arts du Canada, 55 $
Au cours des cinquante dernières années, Gabor Szilasi, artiste Québécois d’origine hongroise, a réalisé l’un des plus importants corpus photographiques au Canada. Son travail combine des portraits d’individus, des vues d’intérieurs domestiques et d’espaces commerciaux, des paysages urbains de Montréal et de Budapest, ainsi que des photographies d’environnements ruraux de plusieurs régions du Québec. On retrouve dans cette publication complète une étude du travail de l’artiste, un catalogue des œuvres exposées et une vaste biographie qui explore les différentes facette privées et professionnelles de la trajectoire de Gabor Szilasi. Issue de l’exposition du même nom présentée au Musée des beaux-arts du Canada en 2010, cette publication est toujours disponible sur le site du Musée.

Le naufrage

par Charles-Frédérick Ouellet,
108 page, Les Éditions du Renard, 55 $
Le travail de Charles-Frédérick Ouellet explore les dynamiques de résistance et de changement qui persistent dans le paysage social et physique qui l’entoure. Intéressé par l’histoire et le patrimoine culturel immatériel, ses images visent avant tout à partager ses préoccupations sur notre époque et les enjeux qui la façonnent. Le Naufrage est un projet d’investigation photographique, se situant à la frontière des approches documentaire et poétique. Fasciné par le fleuve Saint-Laurent, Charles-Frédérick Ouellet photographie ce cours d’eau pour y découvrir un élément unificateur des origines et des traditions de la société québécoise. Inspiré à la fois par les récits de navigateurs et les légendes de marins, ce livre se réapproprie les codes graphiques du livre ancien et du manuel de navigation historique en nous proposant une réflexion à propos de la représentation des lieux de mémoire, des éléments naturels et de nos racines. Un texte poétique de l’auteur et comédien Fabien Cloutier accompagne les photographies du livre.

Contacts
par Mélanie Leclerc
144 pages, Mécanique Générale, 28 $
Contacts, c’est le portrait de Martin Leclerc, un caméraman et passionné de photographie argentique. Écrite et dessinée par sa fille, cette bande dessinée s’échelonne sur une vingtaine d’années et suit la transmission de la passion de Martin pour l’image à sa fille Mélanie.

Chine
par François Nadeau
88 pages, Éditions Cayenne, 45 $
« François Nadeau a effectué trois séjours en Chine de 2013 à 2015. Préparation, promenade sur deux roues et confiscation de l’instant fugitif avec son oeil de dragon. Son nom chinois, Long Qi, en fait d’ailleurs un Dragon parmi les dragons. L’homme à casquette me confie vouloir retourner au pays de la Soie pour enrichir sa boîte à trésors. Dans son cas, même avant le passage du temps, tout est précieux dans son portfolio, car tout ce que j’en vois est déjà superbe. »