Errance sans retour

© Renaud Philippe

Du 30 janvier prochain au 24 janvier 2021, le Musée national des beaux-arts du Québec présente Errance sans retour, une exposition multidisciplinaire conçue par les documentaristes Olivier Higgins et Mélanie Carrier et le photographe documentaire québécois Renaud Philippe. En plus des images photographiques, y sont présentés des extraits cinématographiques, des ambiances sonores, des témoignages, des dessins d’enfants de même qu’une centaine de dioramas de l’artiste Karine Giboulo. Les oeuvres réunies explorent le quotidien des réfugiés rohingyas une minorité musulmane du Myanmar (ex-Birmanie), persécutée depuis des dizaines d’années.

Le photographe documentaire Renaud Philippe s’est rendu en 2018 dans le camp de Kutupalong, dans le sud-est du Bangladesh, afin de témoigner de la réalité des réfugiés rohingyas, une minorité musulmane persécutée depuis des dizaines d’années dans le pays voisin, le Myanmar (ex-Birmanie). Bouleversés par l’ampleur de la situation et la puissance de ses photos, Olivier Higginset Mélanie Carrier, documentaristes engagés et maintes fois récompensés, ont décidé avec le photographe de retourner dans le camp de Kutupalong, devenu en quelques mois le plus grand camp de réfugiés au monde avec plus de 600 000 exilés répartis sur 13 km2, et ainsi mieux faire connaître cette crise à la face du monde.

Errance sans retour est le fruit de leur travail : une exposition qui propose des photographies, des extraits cinématographiques, des ambiances sonores, des dioramas de l’artiste Karine Giboulo, des portraits de l’artiste Rosalie Gamache et des dessins d’enfants rohingyas. Cette exposition cherche à faire évoluer les visiteurs entre les réalités quotidiennes des réfugiés rohingyas et les fantômes vivants d’une population en exil.

Errance sans retour laisse place à l’interprétation de chacun sur ce que peut être un camp de réfugiés, et ce, à travers six tableaux visuels et sonores distincts. Les ambiances sonores seront principalement composées de sons enregistrés lors de la visite du camp Kutupalong. Le visiteur est invité à réfléchir à l’interconnexion et à l’interdépendance des êtres humains, aussi à l’importance de la solidarité, où que nous soyons sur la planète.

© Renaud Philippe

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