La vie et l’oeuvre de Sebastiao Salgado sur grand écran

27 septembre 2014 à 9 h 45 min  •  Publié dans Divers, Idées de sorties, Nouvelles photo par

Le Festival du nouveau cinéma à Montréal clôt son édition 2014 avec un film dédié à la photographie. Présenté le samedi 18 octobre, à Concordia, Le Sel de la terre de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado met en lumière le travail et la vie du photographe brésilien Sebastiao Salgado, qui a témoigné de certains des événements sociopolitiques majeurs de l’histoire récente pour ensuite se lancer à la découverte de territoires vierges aux paysages grandioses, à la rencontre d’une faune et d’une flore sauvages. Chouchou du FNC, le cinéaste allemand est lauréat du Prix Spécial Un Certain Regard ainsi que d’une mention spéciale du Prix du Jury Œcuménique du dernier Festival de Cannes. Le film est distribué au Québec par Métropole Films.

Synopsis
« Un photographe est quelqu’un qui écrit et réécrit le monde avec des ombres et des lumières ». La belle définition du métier imaginé par Wim Wenders ne saurait être plus juste lorsque vient le temps d’évoquer le travail du photographe brésilien Sebastião Salgado. Des régions les plus reculées du nord-est du Brésil au Sahel ou à son dernier projet, Genesis, visant à enregistrer la beauté légendaire d’une nature sauvage, et après avoir abandonné une carrière prometteuse d’économiste pour se consacrer à son art, il conjugue en effet depuis plus de 40 ans une approche esthétique somptueuse à une compréhension aussi fine que sensible du monde qui nous entoure et des humains qui le peuplent. Lui rendant hommage dans un film aussi sublime que les photos qu’il y met en valeur et donnant notamment la parole à son fils Juliano qui commente cette vie hors du commun avec poésie et franchise, Wenders retrouve dans ce documentaire primé deux fois lors de sa présentation à Un certain Regard en mai dernier la belle idée qui parcourait déjà son précédent documentaire consacré à la danseuse Pina Bausch : l’art n’est pas qu’une fantaisie ornementale à notre monde, il en est un des rouages essentiels. — Helen Faradji