Momenta : programmation satellite

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10 octobre 2017 à 14 h 54 min  •  Publié dans Événements, Expositions, Idées de sorties, Nouvelles photo par  •  0 Commentaires

Chloë Lum & Yannick Desranleau, I really I want Time for A lie – I want, 2016 Avec l’aimable autorisation de la Galerie Hugues Charbonneau.
© Chloë Lum & Yannick Desranleau

MOMENTA | Biennale de l’image se termine le 15 octobre prochain. Moins d’une semaine avant la fin de l’événement, il est toujours temps de visiter l’exposition centrale ainsi que certaines expositions satellites.

Cognition & Connexions – les photographies d’Elena Willis 2003-2017, présenté chez ELLEPHANT
Examinant de plus près les procédés artistiques et les méthodes d’Elena Willis, cette exposition rétrospective met l’accent sur la manière dont Willis utilise des effets de mise en scène et divers outils technologiques pour créer des images qui réunissent la réalité et la création artificielle, l’information factuelle et la fantaisie. Évitant Photoshop et autres formes d’intervention digitales, Willis met intégralement en scène chaque image devant la caméra et créée ainsi des paysages oniriques imprégnés d’une illusion de vérité.

Performance via la caméra – Maria Hupfield et Lum-Desranleau, présenté à la Galerie Hugues Charbonneau jusqu’au 21 octobre
Les œuvres/bannières de Maria Hupfield et du duo Chloë Lum et Yannick Desranleau explorent de façon singulière des questions relatives au traitement de l’image contemporaine. Plus précisément, les bannières issues des performances de ces artistes traduisent non pas une photographie de type documentaire, mais davantage une esthétique élaborée de façon préméditée via la caméra. Ici, le langage visuel est mis en évidence à la fois par la retouche photo et la mise en scène d’éléments portant à la réflexion.

Le capteur – Bertrand Carrière, présenté  à la Galerie Simon Blais jusqu’au 14 octobre
La série Le Capteur représente un projet de longue haleine sur lequel Bertrand Carrière travaille depuis 2006. Après 11 ans de captation d’images de manière quasi quotidienne, la série se compose aujourd’hui d’une quarantaine d’albums. À la manière d’un journal intime, l’artiste nous propose des portraits de famille, d’amis, d’inconnus, de paysages, d’artères urbaines, de façades et de ciels. Ce n’est pas un récit chronologique qui guide l’œil du regardeur à travers les mosaïques photographiques, mais plutôt le changement d’échelle et de sujet, et les associations libres entre celles-ci.

Le point aveugle – Natascha Niederstrass, présenté à la Galerie Trois Points, jusqu’au 28 octobre
Avec cette exposition, l’attention de Niederstrass se porte tout particulièrement sur la façon dont notre regard cherche dans l’image des traces de mondes invisibles relevant de l’ordre du spirituel. C’est ainsi que le cimetière de la Recoleta de Buenos Aires s’est offert à elle comme point de départ tout désigné pour l’élaboration de ce nouveau corpus. La série proposée dans Le point aveugle préserve autant qu’elle transforme : l’artiste a numérisé les négatifs des photographies argentiques prises en Argentine qu’elle a ensuite retravaillées en post-traitement, recréant numériquement les effets qu’on cherche à retrouver dans une photographie ancienne. Elle questionne ainsi la façon dont l’intuition de Benjamin nous permet de rendre compte et de décrire ce qui est invisible et obscurci dans la perception immédiate des objets.

 

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