Notre édition de décembre/janvier 2019 maintenant en kiosque

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Notre édition de décembre/janvier 2019 est maintenant en kiosque et sur le pas de votre porte si vous êtes abonnés! C’est une parution hivernale qui frappe fort avec la présentation du travail de la photographe Cristina Mittermeier et une entrevue avec le grand Edward Burtynsky! Vous pourrez aussi découvrir les superbes portraits en ferrotype de Kali Spitzer, Michael Ernest Sweet écrit une touchante lettre au jeune photographe qu’il était et nous y testons le nouveau Nikon Z7 ainsi que la collection NIK 2018. Vous pouvez consulter un extrait en ligne ici ou le feuilleter avec nous ci-dessous.

Pour vous mettre l’eau à la bouche (ou l’inverse), voici un extrait de la mésaventure de Dave en mer :

« La mer et moi, voyez-vous, nous avons toujours eu une très bonne relation. Je suis un gars des provinces de l’Atlantique qui aime l’odeur de l’air salin et des algues et, au fil des ans, je suis monté à bord de toutes sortes d’embarcations sans inquiétude. Des énormes traversiers aux navires de croisière et d’excursion en passant par les petits rafiots de pêche au homard, disons que les bateaux et moi, on s’est plutôt bien entendus. Nos rendez-vous étaient réussis; pas trop dramatiques et somme toute agréables. On en terminait à peine un qu’on en planifiait déjà un autre, encore plus romantique…

En 2017 et 2018, comme photographe en résidence, j’ai passé près de 12 semaines à bord des bateaux One Ocean Expeditions, qui parcouraient la Géorgie du Sud, les îles Malouines et la fameuse péninsule Antarctique. Pour atteindre l’Antarctique depuis le Chili ou l’Argentine, il faut franchir le redouté passage de Drake, un passage de 800 km entre le cap Horn et l’Antarctique. Quand il est calme on l’appelle le lac Drake, quand il est agité on le surnomme ressac Drake. En deux saisons, j’ai traversé le passage à de nombreuses reprises, mais je n’ai rencontré ressac Drake et ses vagues de 30 pi qui donnent la sensation d’être prisonnier d’une montagne russe infernale que trois ou quatre fois. J’y ai non seulement survécu, mais je me suis même fortifié. J’ai ressenti un léger mal de mer du genre : « Je suis fatigué et je dormirais bien un peu pour que ça passe. » Mais rien de bien sérieux. J’avais le contrôle. La mer et moi, nous sommes amis, n’est-ce-pas?

Alors, quand je suis arrivé au Groenland avec le groupe de photographes que je codirigeais pour 10 jours, disons que j’avais l’ego enflé et que je faisais mon connaisseur. Comme ils étaient débutants, je leur expliquais les pièges à éviter et les choses à privilégier tout en hochant la tête avec condescendance quand ils me confiaient être sujets au mal de mer. « Oh, pauvre toi, c’est pas facile. Je n’ai pas le mal de mer alors laisse-moi te dire ce que tu devrais faire. » C’était jadis. Presque un an s’est écoulé depuis cette journée fatidique, qui restera à jamais gravée dans ma mémoire, mes expériences de vie… et mes cauchemars. »

Puisque c’est le temps des célébrations, un lancement aura lieu le 6 décembre prochain au Réacteur, à Québec. Pour cette formule 5 à 7 (et plus pour ceux qui le désirent), nous vous invitons à apporter une de vos photos, n’importe laquelle et peu importe le format pour accrochage anonyme et informel, et moultes discussions qui s’en suivront! Cet événement est gratuit et ouvert à tous ceux qui ont simplement envie d’échanger autour de la photographie dans un cadre sympathique avec l’équipe de Photo Solution. Réservez votre place rapidement!

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