Saint-Jean-de-Cherbourg

19 février 2020 à 16 h 15 min  •  Publié dans Expositions, Idées de sorties, Nouvelles photo par

© Kassandra Reynolds

Présentée à la Maison de la culture de Rivière-du-Loup jusqu’au 3 mars prochain, cette exposition est le fruit du travail documentaire de la photographe Kassandra Reynolds réalisé auprès des habitants du village de Saint-Jean-de-Cherbourg, au Bas-Saint-Laurent. Cette jeune artiste de 21 ans, originaire des Cantons de l’Est, s’intéresse à la manière dont l’être humain habite et transforme son environnement.

L’idée de rencontrer des individus qui me sont inconnus m’interpelle. L’étrangeté des lieux et le mystère qui se dégagent de certaines habitations me motivent à cogner aux portes et à aller vers l’autre. Mon approche et ma démarche s’adaptent au gré de ces rencontres. Rien n’est établi d’avance. Le travail photographique se constitue petit à petit, au fur et à mesure du temps que je passe avec mes sujets. Ainsi, j’espère rendre compte de leur vie de tous les jours sans artifices. Chaque lieu possède des éléments poétiques, une âme, une couleur et une organisation. Selon l’inspiration du moment, je me laisse porter par ce que je vois, par mon désir de m’exprimer et par les personnes que je découvre.

En circulant aux abords des villages coloniaux de La Matanie, je me suis arrêtée à Saint-Jean-de-Cherbourg. Mon besoin d’explorer m’a donné envie de dresser un portrait général de cette communauté, qui, dans les années 70, a été menacée de disparaître lorsque le gouvernement fermait les portes de plusieurs villages gaspésiens. Afin de donner de l’importance à ses habitants, je suis allée de porte en porte, sensible à leur générosité et à leur ouverture d’esprit. J’ai vécu une année riche en expériences humaines en me présentant sur le perron de 37 maisons d’un village qui en compte 84. Leur fort sentiment d’appartenance au territoire m’a aidé à comprendre pourquoi cette paroisse comptant maintenant 183 âmes existe encore aujourd’hui. La nature habite ces gens, je le sens et je les vois heureux chez eux.

Pour en apprendre davantage sur la démarche de la photographe, voici un excellent article de Radio-Canada – ICI Bas-Saint-Laurent.