Sápmelaš – Les femmes sámi, autochtones en Europe

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31 octobre 2013 à 15 h 30 min  •  Publié dans Communiqués, Expositions, Nouvelles photo par  •  0 Commentaires

© Annabelle Fouquet

© Annabelle Fouquet

En collaboration avec Amnistie internationale et l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal, la Maison du développement durable accueille, du 5 au 25 novembre 2013, l’exposition d’Annabelle Fouquet, Sápmelaš – Les femmes sámi, autochtones en Europe, une série de photos née de rencontres intimes avec des familles d’éleveurs de rennes issus de la culture sámi, la culture autochtone du Nord européen scandinave.

Regard sur les autochtones d’ici et d’ailleurs
« Cette touchante exposition dépeint des femmes qui se racontent et partagent leurs réflexions sur la vie quotidienne d’une culture qui se transforme », résume Amélie Ferland, directrice des communications et de la programmation de la Maison, en rappelant que les enjeux sociaux et les droits humains constituent un aspect incontournable du développement durable.

« Les femmes autochtones sont les premières touchées par les changements sociaux. Au Québec comme ailleurs dans le monde, leurs droits humains sont constamment en danger, car elles sont victimes de discriminations systémiques basées sur leur genre, leur identité et leurs conditions de vie précaires. Le dossier des femmes disparues et assassinées dont on entend trop peu parler est un exemple malheureusement significatif de cette discrimination », ajoute la présidente d’Amnistie internationale Canada francophone, Karine Gentelet.

« Au côté des hommes, les femmes sámi sont les créatrices de cette culture mobile et complexe qu’est la culture autochtone sámi. Dans l’inventivité et l’honneur, mais aussi dans la contrainte, l’identité sámi se transmet au fil des générations, portée et remaniée par ces femmes », explique la photographe. « L’identité autochtone est une thématique complexe qui implique la prise en compte d’une multitude de rapports : ceux établis avec la majorité nationale, ceux établis avec sa propre société, mais aussi les rapports établis avec un territoire, un mode de vie et des savoirs, puis enfin avec son moi intime », précise Mme Fouquet.

Au contact des uns avec les autres, et suivant de près les changements qui opèrent dans le temps, ces rapports fluctuent et semblent sans cesse à redéfinir. Sápmelaš interroge cette mobilité : échanges, rejets, circulations, mémoire et innovation au travers des liens intergénérationnels.

Vernissage-midi : lecture des images avec l’artiste
Le 5 novembre à midi se tiendra le vernissage de l’exposition pendant lequel la photographe fera une lecture de ses images qui sera suivie d’une courte présentation d’Amnistie internationale sur les droits des peuples autochtones et sur la réalité des femmes autochtones au Québec. Pour réserver : www.lamdd.org/rsvp

Un encan silencieux sera organisé pendant toute la durée de l’exposition. La moitié des profits servira à financer les prochains projets de l’artiste. L’autre moitié servira à aider à financer le lieu de diffusion culturelle de la Maison du développement durable.

Annabelle Fouquet
Née à Paris en 1987, Annabelle Fouquet vit actuellement au Québec. Après avoir obtenu un diplôme en photographie à l’École de l’image des Gobelins à Paris, Annabelle Fouquet entreprend un projet sur les femmes autochtones, dont le premier volet se situe en Scandinavie, en territoire sámi. Elle poursuit son parcours en quittant l’Europe pour le Canada, où elle obtient en 2011 un diplôme en technique de réalisation de films documentaires à Rivière-du-Loup. Elle compte une multitude d’expositions personnelles et collectives à son actif, en plus d’avoir réalisé un documentaire, Eka utshite, présenté dans plusieurs festivals cinématographiques.

La Maison du développement durable tient à remercier l’artiste, l’arrondissement de Ville-Marie, Amnistie internationale, le journal Métro, Novae, ainsi qu’Alcoa, son partenaire principal à la programmation. Les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des participants de la programmation 2013 sont compensées grâce à un partenariat avec Planetair.

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