Sauvez les tortues, une photo à la fois

3 juin 2019 à 16 h 25 min  •  Publié dans Divers, Idées de sorties, Nouvelles photo par

© Simon Pelletier

Conservation de la nature Canada invite, pour une troisième année consécutive, les citoyens à signaler les tortues croisées sur nos routes à l’aide de la plateforme carapace.ca.

Officiellement lancé en 2016 en Outaouais et dans l’ensemble du Québec l’année suivante, cet outil en ligne permet de cibler les secteurs où la mortalité routière des tortues est élevée en faisant appel aux personnes vivant à proximité des milieux de vie de ces reptiles. Pour participer, il suffit de prendre en photo la tortue, de noter l’endroit où elle se trouve, qu’elle soit en bonne santé, blessée ou morte, et de remplir une courte fiche de signalement à carapace.ca, peu importe où l’on se trouve du moment que l’on a accès à une connexion internet.

Durant leur saison active, c’est-à-dire de mai à octobre, les tortues se déplacent pour diverses raisons : chercher de la nourriture, changer d’habitat, trouver un partenaire pour s’accoupler ou pondre des œufs. En traversant des routes ou des milieux terrestres, elles sont très vulnérables aux collisions et aux dérangements. En effet, 10% des observations sur la plateforme rapportent des tortues mortes ou blessées.

Cinq espèces de tortues présentes dans la province sont désignées comme menacées ou vulnérables en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) du gouvernement du Québec : la tortue des bois, la tortue géographique, la tortue molle à épines, la tortue mouchetée et la tortue musquée.

Participation citoyenne et science
Depuis son lancement, la plateforme a permis de signaler plus de 2 760 tortues et d’identifier 75 tronçons routiers dangereux à l’échelle du Québec. En transmettant ces données à ses partenaires œuvrant au rétablissement de la tortue, CNC contribue à poser des actions concrètes pour réduire leur mortalité et à protéger les espèces menacées ou vulnérables.

Pour recueillir ces précieuses données, l’organisme a bénéficié de l’aide de plus de 1 500 observateurs. L’apport de ces biologistes en herbe joue un rôle essentiel dans la réalisation de ce projet car sans eux, il serait impossible pour CNC de déployer les ressources humaines nécessaires pour récolter suffisamment de données.

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