Vu présente sa saison 2018-2019 sous le thème Temps libres

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7 septembre 2018 à 8 h 13 min  •  Publié dans Expositions, Idées de sorties, Nouvelles photo par  •  0 Commentaires

© Evelyne Leblanc-Roberge

Vu Photo, à Québec, présente sa saison 2018-2019 sous le thème Temps libres : « une forme de résistance envers la productivité, la performance et l’efficacité, et où la photographie apparaît comme un moyen d’explorer, de créer des relations et de concevoir de nouvelles perspectives. » Les artistes qui entament la saison dès le 7 septembre prochain sont Evelyne Leblanc-Roberge et Elsa Stubbé.

Alors qu’Evelyne Leblanc-Roberge collabore avec des personnes incarcérées pour chercher à représenter leurs lieux de vie et ceux dont elles rêvent, Elsa Stubbé interroge la représentation que l’on fait des espaces naturels en regard de l’histoire de la Terre et de l’univers. Ouvrant chacune des portes vers l’imaginaire, peut-être nous rappellent-elles que les images sont plus libres que nous, et qu’elles nous invitent à dépasser avec elles la réalité. Les deux expositions se poursuivent jusqu’au 14 octobre.

Les attentes, par Evelyne Leblanc-Roberge
Au fil de trois ans de correspondance en mots et en images, Evelyne Leblanc-Roberge a exploré avec des personnes purgeant une condamnation à perpétuité dans des prisons américaines la représentation des lieux qu’elles habitent et de ceux qu’elles regrettent. À partir des espaces génériques où les prisonniers sont confinés, où même le ciel peut prendre l’apparence d’un mur s’ajoutant à ceux de la prison, ils font part des lieux qui occupent leurs rêves et leurs imaginaires. En réponse à leurs propos, l’artiste puise dans ses archives personnelles de photos pour leur offrir de ses propres images que les mots de ses collaborateurs lui évoquent. Elle les invite ainsi à sortir de leur réalité pour atteindre un espace de partage, où les murs peuvent devenir des pages sur lesquelles s’écrire, des images dans lesquelles se transporter.

© Elsa Stubbé

Les extraterrestres ont mangé mon jardin, par Elsa Stubbé
Dans les photographies d’Elsa Stubbé, les paysages sont exempts de présences humaines, et la nature se présente comme une entité vive, souveraine. Malgré des traces ou vestiges de l’existence de l’humain, on constate surtout la tranquillité de son absence. Des schémas scientifiques semblent moins vouloir nous expliquer quelque vérité que nous montrer l’histoire naturelle dans ce qu’elle a de poésie. On ne sait alors plus si on nous fait voir les origines de la Terre ou une projection de son avenir prochain, ou les deux. Se rapprochent ainsi l’ici et le lointain, alors qu’apparaissent dans les images des indices du passage de créatures survivantes ou éteintes, et peut-être de l’Univers tout entier. Si les extraterrestres ont mangé son jardin, ils ont aussi pris bien soin de le laisser renaître.

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